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Le Dernier Tour de Pédale

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Vous le sentez avant de le voir :

ce n’est pas une chute, c’est une plongĂ©e au ralenti. Le vĂ©lo disparaĂźt, et vous ĂȘtes seul, flottant un instant dans le vide avant que la gravitĂ© ne rĂ©clame son dĂ».

L’asphalte n’est plus une route, mais un mur qui monte vers vous. Vous n’entendez rien, mais vos yeux voient la texture du bitume se grossir, les gravillons se transformer en dents acĂ©rĂ©es.

Vous hurlez sans aucun son. Le casque se fissure dĂ©jĂ  dans votre esprit. Vous savez exactement oĂč la tĂȘte va frapper, le craquement prĂ©cis que fera l’os.

Ce n’est pas la douleur qui vous rĂ©veille, mais la certitude macabre que, mĂȘme dans vos rĂȘves, la chute ne s’arrĂȘte jamais. Elle n’est qu’une attente interminable de l’impact final.

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